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André Flajolet n'aime pas les masseurs kinésithérapeutes et le reprouve une seconde fois:


 

 

Une reconnaissance de la formation STAPS dans le domaine de la santé ?

Monsieur le député André Flajolet dans un rapport sorti au mois d’avril 2008 sur les disparités territoriales des politiques de prévention sanitaire préconise la création de “nouveaux métiers de la prévention globale”. Concernant la prise en charge par l’activité physique, il propose la création du métier d’éducateur médico-sportif, en pensant pour celà aux étudiants “STAPS avec une option adaptée à cet emploi”. Consulter le rapport Flajolet

Educateur Médico-Sportif : un nouveau métier ?

Quoi qu’il en soit, le métier d’éducateur médico-sportif, même si l’appelation peut restreindre le champ d’interventions au secteur sanitaire, est déjà en place dans nombres d’associations et de réseaux de santé, dans le Nord Est de la France. Si ce métier n’a pour l’instant aucune reconnaissance officielle, il semble bien admis au sein des équipes pluriprofessionnelles. De plus, une association, l’Association des Educateurs Médico-Sportifs (ADEMS), tente de regrouper les éducateurs médico-sportifs diplômés STAPS-APA et Brevets d’Etat afin de faire reconnaître leur statut auprès de l’HAS et des tutelles de santé.

Educateur Médico-Sportif : une nouvelle appelation ?

Qu’il s’agisse du secteur privé ou du secteur public, les métiers de l’enseignement des activités physiques et sportives dans le secteur sanitaire existent déjà même s’ils ne partagent pas forcément la même appelation : enseignant des APS, éducateur sportif, professeur d’APA et éducateur physique pour les plus connues. Celles-ci sont déjà présentes dans les conventions collectives médicales ou médico-sociales.

Les kinés se sentent “inquiets”

La Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs (FFMKR) s’interroge sur :

la proposition relative aux nouveaux métiers Educateur médico-sportif, issus de la filière STAPS. Si cette proposition devait être retenue, la FFMKR exigera un encadrement strict de ce nouveau métier

Ce “nouveau” métier devra donc s’il voit le jour comme le préconise Mr Flajolet rassurer la profession des masseurs-kinésithérapeutes qui s’inquiète de la présence de plus en plus demandée et reconnue des professionnels de l’activité physique adaptée dans les équipes pluridisciplinaires des établissements de santé.

 

 



Rappelons l'historique de la profession de masseur kinésithérapeute à ce député amnésique:

 

texte extrait du site de l'aderf

 


DE 1847 À 1946

L’ECOLE des ENFANTS MALADES ou l’ancrage de la GYMNASTIQUE, du MASSAGE et de la KINESITHERAPIE


GYMNASTIQUE ET MASSAGE

Depuis le début du 19ème siècle des médecins, des militaires et des gymnastes cherchent à développer et à démontrer le rôle de l’exercice physique appliqué aux organes de l’homme. Les médecins imposent des conditions pour que la gymnastique se pare de connotations médico-scientifiques. La volonté de contrôle des formes de gymnastique place le médecin en qualité de maître d’œuvre d’un marché en voie de développement. Les médecins orthopédistes et leurs entreprises sont à l’initiative de la diffusion d’une gymnastique thérapeutique médicale pour les troubles de la motricité et la gymnastique orthopédique destinée aux déviations vertébrales et autres malformations et difformités.

Dès 1847, médecins et chirurgiens de l’Hôpital des Enfants (malades) sollicitent l’organisation de leçons de gymnastique pour les enfants hospitalisés.
 
Le Conseil Général des Hôpitaux, charge Alexandre-Napoléon LAISNE professeur de gymnastique de l'École Polytechnique, du lycée Louis le Grand et directeur des gymnases des lycées de Paris, (que l’on peut considérer comme le premier kinésithérapeute) de la direction provisoire de ce gymnase.
 
On soumet des affections nerveuses comme la chorée à la gymnastique que l’on combine avec les massages et les frictions. Un rapport sur le traitement de la chorée par la gymnastique est présenté à l’Académie de médecine le 10 avril 1855. Pour la première fois, un médecin des hôpitaux de Paris, spécialiste des maladies de l’enfant, présente la méthode qui guérit des affections neurologiques et comprend des séries d’exercices, des mouvements actifs, passifs, du massage et des frictions, montrant ainsi les rapports étroits et indissociables entre la gymnastique et le massage.

C’est aussi dans cet hôpital que le massage se développe et y est appliqué. La thèse inaugurale sur le massage, soutenue en 1863 à Paris par le Dr Jacques Estradère , constitue une confirmation de l’ancrage du procédé et une tentative de systématisation de la pratique. Cette thèse est le premier ouvrage qui parût dans la littérature française et étrangère sur l’ensemble des manœuvres auxquelles on donne le nom de massage.

Le Dr Estradère présente sa thèse devant les mêmes membres de jury de thèse que celui pour le Dr Gustave Chancerel auteur d’une thèse sur l’histoire de la gymnastique médicale la même année. Ces deux thèses sont réalisées dans le service du Dr Bouvier , chef de service à l’Hôpital des Enfants malades, fondateur de l’orthopédie médicale. Ces deux importants travaux montrent que la science orthopédique s’appuie sur ces deux techniques. L’hôpital des Enfants malades est ainsi le lieu d’ancrage de la kinésithérapie où l’on a associé les pratiques de massage et de gymnastique médicale.

Dans la mouvance du mouvement hygiéniste, on assiste à la renaissance des thérapeutiques de l’antiquité : l’éducation physique, les sports, les pratiques thermales et hydrothérapiques, celles du massage et de l’orthopédie, à l’épanouissement des gymnastiques (pédagogique, médicale, militaire…), complétées de nouvelles méthodes la kinésithérapie (1847), terme créé par le gymnaste suédois A. Georgii pour désigner le traitement des maladies par le mouvement selon la méthode de Ling (méthode suédoise), l’électrothérapie (1855), la mécanothérapie (1857) crée par le Dr Zander suédois également. Ces nouvelles méthodes représentent une partie importante de la médecine curative.
 
Dès 1890, sous l’impulsion du praticien expérimentateur, le Dr L.A. de Saint-germain, chirurgien des Enfants malades et du théoricien, le Professeur E. Kirmisson premier titulaire de la Chaire de clinique chirurgicale des maladies de l’enfant (1901) « la gymnastique associée au massage et à l’hydrothérapie devient le traitement par excellence des déformations vertébrales », les principes sont donnés et vont constituer l’ancrage de la gymnastique orthopédique.
 

LA KINESITHERAPIE

La genèse de la kinésithérapie s’étend entre des dates symboliques des leçons du Dr Dujardin-Beaumetz sur l’Hygiène thérapeutique à l’Hôpital Cochin en 1887, à la Guerre de 1914-1918 et à ses conséquences qui place l’Etat dans une dynamique de réparation en oeuvrant pour la réadaptation professionnelle des blessés après des soins adaptés à leur réinsertion, dans les services de mécanothérapie et de physiothérapie créés à cet effet.
 
La kinésithérapie s’inscrit à un moment capital de la consolidation du champ médical où l’art de guérir doit répondre à des besoins sociétaux de soins efficaces, pour justifier l’exclusivité de la distribution des soins (Loi sur l’exercice médical 1892). L’articulation des trois modèles de médecine, hygiénique, expérimentale et anatomo-clinique va favoriser l’émergence d’une médecine thérapeutique c’est-à-dire la partie de la médecine qui étudie et met en application les moyens propres à guérir et à soulager les malades.

C’est dans ce contexte que pénètre progressivement dans le champ médical l’application du mouvement à la Thérapeutique, massage et gymnastique médicale présentant l’avantage sur les autres agents (chimiques et physiques) de ne rien faire ingérer aux malades.

Il met en jeu des processus sociaux complexes et met en scène des pratiques populaires, apparemment séculaires les manipulations, le reboutement, le magnétisme, le massage, l’orthopédie assurées en grande partie par des guérisseurs des aides des médecins ou de bonnes volontés, voire des médecins déclassés.

La kinésithérapie est au centre des débats et atteint son intensité maximale avec une montée en puissance dans les années 1905 avec le Congrès pour la répression de l’exercice illégal de la médecine , qui centre son discours sur le massage médical, bornée par les années 1888-1905 où la présence de la jeune Société de Kinésithérapie (1899) est primordiale lors des débats présidée par le Dr Lucas-Championnière, président de la Société de chirurgie en 1895 et promoteur du massage dans le traitement des fractures.
 
Une seconde vague naît ensuite, elle trouve sa force dans les années 1905-1910 où la kinésithérapie est associée avec une autre discipline médicale l’électrothérapie (Société d’électrothérapie 1880) en voie d’émergence pour constituer la physiothérapie qui réunit un congrès exceptionnel à Paris en 1910, le 3ème Congrès international de physiothérapie sous la présidence du Président de la République.


D’UNE PROFESSION A UN METIER PRESCRIT

La Loi n° 46-858 du 30 avril 1946 35 ans plus tard, à la Libération en 1945, la loi réglemente et organise trois professions, celles de masseur (aveugles et clairvoyants), gymnaste médical et de pédicure.


Une nouvelle « profession » naît de l’union de deux d’entre elles, celle de masseur kinésithérapeute qui doit œuvrer à la « reconstruction sanitaire du pays » .... nul ne peut exercer la profession de masseur-kinésithérapeute, c'est-à-dire pratiquer le massage et la gymnastique médicale s'il n'est français et muni du diplôme d'Etat de masseur- kinésithérapeute .... « Lorsqu'ils agissent dans un but thérapeutique, les masseurs-kinésithérapeutes ne peuvent pratiquer leur art que sur ordonnance ».
Trois groupes professionnels vont se partager l’exercice du massage et de la gymnastique médicale : les masseurs, les gymnastes médicaux et les masseurs aveugles sous le contrôle de quelques médecins spécialisés. A ces pratiques s’associent l'emploi d'agents physiques, la mobilisation articulaire, la thermo-hydrothérapie, la rééducation fonctionnelle, la rééducation psychomotricité, la gymnastique médicale et orthopédique prévu dans le programme des études, fixé par décret.

Cette particularité a pour origine une première organisation de l’exercice de la profession de masseur lors de la création du diplôme d’infirmier masseur, de masseur aveugle en 1924 et 1926 dont l’appellation a été discutée au Conseil supérieur de l’Assistance Publique et des diplômes des écoles privées de massage. L’analyse des programmes des études préparatoires au diplôme de masseur et d’infirmier masseur de 1924 et de 1926, comprend des enseignements théoriques et pratiques de massage, de mécanothérapie, de rééducation motrice, d’orthopédie, de kinésithérapie, de gymnastique, d’hydrothérapie et de physiothérapie.

Dès, 1943, une Loi avait organisé la profession de Masseur médical qui conférait au titulaire du brevet professionnel de masseur médical la pratique « … sur ordonnance médicale descriptive, qualitative et quantitative, l'exercice de la massothérapie » L’Etat agrée des écoles, certaines sont privées en ville, d’autres dépendent des facultés de médecine principalement en province.

La profession de masseur qui s’organise de 1943 à 1946 est rejointe par celle instituée par le diplôme de moniteur de gymnastique médicale (MGM) créé en 1942 " en vue de pratiquer la gymnastique médicale et orthopédique dans un but de rééducation physique, diplôme qui n’a jamais été attribué, dans le cadre de la Clinique chirurgicale de l’hôpital des Enfants malades.

La fusion des deux métiers, un ancien, le masseur et un plus récent, le gymnaste médical, a abouti à celui de masseur-kinésithérapeute qui recouvre initialement le massage, la massothérapie, la gymnastique médicale et orthopédique, la rééducation physique et certains actes de physiothérapie.
 

 

Pour conclure,

il est très dur pour moi d'avaler les projets de notre gouvernement envers les professions paramédicales comme les masseurs kinésithérapeutes.

entre le souhait des uns (M. Hortefeux) de retirer le monopole du massage des critêres de compétences des masseurs kinésitharapeutes (lien ici) au profit de masseuses thaïlandaise,

 

et des députés qui veulent retirer la notion de "gymnastique médicale" des critêres de compétences des kinés (cet article)

 

et d'autres qui ne veulent pas que les masseurs kinésithérapeutes et paramédicaux ayant pourtant fait des études d'ostéopathie dans des établissements agréé par l'état, (lien ici)

 

je vous souhaite à tous et à toutes une excellente rentrée qui va sûrement se passer dans la rue avec les syndicats.

 

Le Webmaster

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